…QUI?

né le 17 décembre 1937 à Haguenau (67), au hasard de la ligne Maginot
Professeur au beaux-Arts de Toulouse, Directeur de l'Ecole des beaux-Arts de Dakar. puis de Toulon
vit et travaille aux confins de l'Auvergne, du Quercy et du Rouergue.

Claude Chaigneau vit auprès de limites de terroirs. Deux provinces se touchent en sa demeure : le Quercy et le Rouergue. Il participe des deux et pratique les langues qui s’échangent alentour. C’est dans le hameau de Gratacap qu’il peint, dessine et reprend chaque jour goût à son monde qui s’inscrit dans un paysage où la terre, vallonnée, associe les bosquets aux strates lointaines des causses. Paysage de variantes, d’escarpements et de collines, mais aussi de contrastes, de senteurs terreuses. L’ancienne demeure de pierres vives, solide comme tour de garde, est scindée en deux corps, elle aussi : l’habitacle avec terrasse et l’atelier qui se répartit dans l’ancien pigeonnier ouvert sur le jardin en contrebas. A l’étage de la tour sont entreposées les nombreuses œuvres achevées, dans une partie sombre orientée vers le nord. Puis une ouverture donne sur l’atelier proprement dit, soit le lieu du travail en cours ; il ouvre sur trois côtés, trois échappées possibles vers le jardin et la succession des vallons. C’est là que s’élabore ce qu’il reste à faire, à peindre, à dessiner, à inventer. Chaque matin le peintre regagne le chemin du dialogue avec lui-même, ses sources vitales, sa fougue, ses désirs de peindre. Yves Bonnefoy a raison de dire que « l’art est ce qui cherche à maintenir vive l’expérience directe de la présence vive de ce qui est. Il est la guérison du concept ». [ Extrait DESSINS, PEINTURES ET OBJETS DE BIBLIOTHEQUE - Michèle-Baj Strobel - ]

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Expos

Série Co/Incidences, dessins et photographies .

Une création donc commune mais non simultanée, dans laquelle les pinceaux de Claude Chaigneau adoptent une rigueur, des diagonales strictes, un jeu sur les reflets entre l’ombre et la lumière, en faisant entrer la couleur dans la vision en " voir et blanc " de Jean Cazelles. Ces traces liées à des lieux de mémoire industrielle sont transfigurées, voire défigurées par le traitement que propose Claude Chaigneau. Cette démarche pleine de promesses permet de découvrir une nouvelle facette du travail de l’artiste, tout en s’inscrivant tout naturellement dans ses recherches sur la disparition de la citation, l’épure de la référence, in memoriam l’histoire de l’art. Muriel Berthier, février 2005